“Are you ready to order?”
“Yes. We all take the all you can eat menu”
“Je vous laisse aller vous servir donc !” nous répond la jeune serveuse asiatique.
Nous venons de débarquer sur le campus de l’American University. Nous sommes fatigués et nous avons faim. Le décalage horaire n’y est pas pour rien. Nous nous régalons et la serveuse revient vers nous en nous demandant si tout va bien. Nous levons à peine la tête et lui répondons : “Oui, c’est délicieux !”
Notre accent l’intrigue et elle nous demande d’où nous venons. Les questions s’enchainent. Où êtes-vous étudiant ? Combien de temps restez-vous ? Qu’allez-vous étudier ? Nous répondons avec plaisir tout en mangeant goulûment.
Une fois notre repas terminée, la serveuse revient :
“Comment avez-vous réussi à intégrer l’université ?”
“Il s’agit d’un échange avec notre école.”
A la moue triste de la serveuse, je comprends qu’elle aurait aimé en savoir plus.
“Vous avez énormément de chance ! Je suis motivé pour étudier à l’université, mais je n’ai pas assez d’argent pour me la payer. En attendant, je travaille comme serveuse ici” nous confie-t-elle.
En entendant son histoire, je me sens plutôt mal à l’aise. Je n’ai pas arrêté de râler de toute la journée. Je n’ai pas dormi de la nuit car on était dans l’avion. On a pris une low-cost donc les repas ne sont pas servis à bord : j’ai faim ! La chambre à l’université est petite. Je ne suis pas dans le même bâtiment que mes amis…
Perdu dans les détails, j’en oublie l’essentiel. On est à Washington D.C. et on revient d’un road trip en Californie !!!!! Pas mal quand même !
Ai-je mérité de vivre tout ça ? Bien sûr, j’ai travaillé dur en prépa pour aller dans une école de qualité qui a de bons partenaires à l’étranger… Mais la serveuse, elle aussi, travaille dur et elle n’a pas cette chance…
Cela relève t-il donc de la chance ? Suis-je né sous une bonne étoile ? Pas du tout, peut-être, sûrement.
Je profite donc de cette article pour remercier tout ceux qui m’ont laissé une chance un moment ou à un autre, tout ceux qui m’ont guidé et qui me maintiennent sous leur bonne étoile.
Je commence donc par remercier mes parents sans qui rien n’aurait été possible (littéralement !) et qui m’ont donné et me donne tout ce dont je peux rêver. Merci aussi à ma sœur pour tous les bons moments et pour nos échanges constructifs.
Je remercie aussi mes grands parents qui me font partager leur expérience et qui, par leur sagesse, me délivre leurs conseils.
Je remercie aussi mes amis et spécialement ma petite amie pour son soutien permanent et pour supporter mes pétages de plomb.
Ca fait très discours d’Oscar, mais pourquoi toujours attendre pour faire des remerciements.
Donc…
Merci, Merci à tous… Je suis un greedy fucker et un lazy bastard et j’essaierai de m’en rappeler le plus souvent possible…