vendredi 29 août 2008

Un oasis ou un mirage?

Après 5 heures de route, nous débarquons au Circus Circus! Le Circus Circus n'est rien d'autre qu'un hotel avec le parc Astérix à l'intérieur!

Seul problème : il est au bout du Stripe (littéralement, la bande...), donc nous décidons de le remonter afin de voir une partie des hotels de luxe. Premier stop : il est 21h30 et c'est le spectacle du Treasure Island. Un spectacle de folie avec un scénario improbable. Un bateau peuplé de pirates aux gros muscles se rapprochent d'un bateau rempli de demoiselles plus ou moins vêtues... Facon île des sirènes dans l'Odyssée. A Las Vegas, il fait chaud, pas comme à San Francisco et donc les vêtements ne sont qu'une option... Ah oui, désolé reprenons le scénario. Les bateaux s'envoient des boulets de canon et finalement les garcons vont sur le bateau des filles et ils tombent sous leurs charmes. Point final!
Nous sommes en pleine rue, et les enfants ne sont pas encore au lit... Ca leur fera les pieds, tiens!
Nous poursuivons notre chemin et plus le temps passe, plus les hommes sandwichs se multiplient. Pour qui font-ils de la publicité? Pour des "hot babes", voyons!! Du striptease bien sûr!

Nous passons devant des casinos/hotels hallucinants. Le Bellagio et son spectacle de fontaine est assez fou :


Nous nous décidons à rentrer dans l'un des casinos. On s'installe à des machines à sous et une serveuse en très petite tenue nous accoste...
-"Est-ce que je peux vous offrir quelque chose à boire?"
- "Heu oui, un Sex on the Beach!
- "Oki, I'm back in one minute"
La demoiselle revient une minute plus tard, avec le cocktail sus-nommé. Prix du cocktail : 1 USD de pourboire...
Deux, trois breuvages du même genre plus tard, nous nous dirigeons vers la roulette! Jeu mythique! Sans un minimum de chance, les 20 USD de mise minimum disparaitront en quelques instants... Après quelques tours de roulette, je suis toujours à 20 USD et je mise un de ces 20 USD sur le numéro 12... La roulette tourne est c'est le 12 qui tombe!!! Gain=mise fois 36! Je quitte donc la table avec 36 USD! Je suis sérieux quand même! C'est tout pour aujourd'hui!
Comme on est au 26eme étage du Circus Circus, je prends l'ascenceur pour monter à la chambre.

Juste avant que la porte se referme, un homme rentre. Il s'adosse au fond de l'ascenceur. Il penche la tête sur le côté. Il a le regard dans le vide. Il voulait gagner. Il a perdu.

Las Vegas n'est plus un oasis. C'est un mirage, une illusion.... Le trou dans la portefeuille, est, par contre, bien réel.

jeudi 28 août 2008

Au milieu du désert... les prairies!

Pas un camion, pas une voiture, pas une maison, pas un arbre, rien!!! Ah si! Des cactus!!!

Bienvenue au milieu du désert.

Soudain, une Harley Davidson nous dépasse.... De la vie? On rapprocherait de quelque part? Bye bye les cratères lunaires, de retour sur la Terre?

Le flot des voitures s'intensifient! Ca y est! Nous nous rapprochons!!!! Vegas, man!!!! Las Vegas, dude!!!
Las Vegas est une ville sortie de nulle part! Dans la région de Vegas, il y a... Vegas et Vegas! Quelques montagnes désertiques, deux trois cratères lunaires!

Nous commencons à apercevoir les buildings! 200 mètres de hauteur en béton armé au milieu du désert, ca fait bizarre...

La question qui me vient tout de suite à l'esprit est : Pourquoi cette ville a t-elle poussée comme un champignon alors qu'il n'y a rien à 300 kilomètres à la ronde?

Désolé, un petit détour historique s'impose.

Las Vegas était à l'origine une étape sur la route entre le Nouveau Mexique et la Californie. Las Vegas était une oasis, de l'eau jaillissait au milieu du désert... D'ailleurs, Las Vegas signifie "Les Prairies" en espagnol.

Avec l'accroissement de la population, l'eau commence à manquer. C'est là que le projet du barrage Hoover voit le jour. Il s'agit à l'époque de la plus grande retenue d'eau au monde.

Ce barrage crée bien sûr des emplois et l'eau n'est plus un problème dans la région. La population continue à s'accroître et dans les années 50, une base militaire s'installe à proximité de la ville.

Malgré les apparences, Las Vegas n'est donc pas si isolé que ca!

De plus, une législation très souple a permis le développement des casinos. En effet, dès les années 30, le jeu a été légalisé et le délai de séjour pour divorcer a été réduit à 6 semaines.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire de Las Vegas, Las Vegas!

Walking down the street

I am walking down the street. It is 2 a.m. The party was good. I bring one of my friends back home.
I feel good and lucky. I’ve just found my last internship before graduation today. I’ll be working for Deloitte as a financial auditor in Munich.
I am from France but I am really fond of Germany and I know that I am going to enjoy Munich as much as I enjoyed living 6 months in Nuremberg.
Moreover, I want to begin my professional life as an auditor. I also know that I am not going to be an auditor my whole life.
Sooner or later, I want to create my own company in the field of renewable energy. In facts, there are a lot of things I want to do: to play the violin, to go diving in the Caribbean Sea, to know more about astronomy…
I am young and I am going to take every opportunity to make my life the most exciting possible. For example, in a few months from now, I will be in Washington D.C. studying journalism. Yes, I am going to “be a journalist” in D.C. during the 2008 American presidential election. This is a one-life opportunity even if journalism has few in commons with what I want to work for. Anyway, I am going to drink deeply of D.C.
2008 is THE year. I’ll try to make every year of my life THE year.

mardi 26 août 2008

Who shall live and who shall die

Entering the United States Holocaust Memorial Museum in Washington D.C., you can feel a cold light wind behind your neck. For once, it has nothing to do with the air conditioning. The walls are dark and the only music you can hear comes from a TV screen where the Nazi troops are singing for the glory of Adolf Hitler. An identification card has been given to you at the entrance of the main exhibition. This card tells the story of a person who lived and died during the Holocaust. This is your passport for a flashback in the 30s and 40s in Germany. From the beginning of Hitler’s rise to power until the Liberation of 1945, you are going to see the way Jews and all other minorities have been treated by the Nazis. What you will see might shock you, but it is our duty to remember what happened during the Holocaust.

Even if you are going in group to this museum, you are going to feel really alone. Some photographs are really striking and such a museum raises a lot of questions. What are the reasons that lead to this genocide? Who would you have been voted for if you were 21 in 1933? You can also ask yourself more philosophical questions about the Mankind. Even if the museum does not provide you all these answers, it helps you think about it. As an example, we can quote a citation of Anne Frank’s diary that you find in the museum:”I keep my ideals because, in spite of everything, I still believe that people are really good at heart. I simply can’t build up my hopes on a foundation consisting of confusion, misery and death”.

This museum is not a place to have fun, tough it is essential to visit it. “It is a good museum but it is not really pleasant,” says Marc White, a New-Yorker tourist in Washington D.C. for four days. “It is definitely a museum I wanted to show to my children,” continues White. You may wonder if this museum is really a place to show to your children. The answer is yes. If you don’t want your children to see the main exhibit because some photographs are too shocking for them, you can bring them to the permanent exhibit “Remember the Children: Daniel’s Story”. Thanks to this exhibition, you follow the history of the Holocaust from a child’s perspective. “This exhibit has been made for children,” explains Joey Bear, who works at the Reception Desk of the Holocaust Museum. “Daniel’s story” brings a different point of view that is very interesting even for a grown-up. At the beginning of the exhibit, we can read on Daniel’s diary that he is well-integrated in the society he lives in. He likes soccer and going to the swimming pool. He has a lot of friends. You enter the next room: Daniel’s parents have lost their shop and can’t work anymore. He has to go to another school only for Jews. A few months later, he is deported in a ghetto. He has no friends anymore and he has to work. He is doing his best to protect his sister, Erika. Daniel has survived. Erika hasn’t. Daniel cannot understand why his life has changed this way. He feels the injustice and cannot understand it. It is not fair, it is not good and he knows that. Why Jews have to be deported? Why him and his family? What did they do? Why can’t they live like the other families? Who shall live and who shall die?

Last but not least, near Daniel’s story exhibit, the nation’s memorial to Holocaust victims, the Hall of Remembrance is here to commemorate what cannot be understood.

“For the dead and the living we must bear witness,” formulated Elie Wiesel, Peace Nobel Prize 1986.

jeudi 21 août 2008

Mon pire hiver? Un été à San Francisco!


Arrivée à San Francisco :
Dernière étape avant l'hotel : le BART, un mix entre le métro et le RER. Il est 20 heures, ou bien 23 heures ou encore 5 heures du matin, je ne suis plus très sur de l'heure... Peu importe! Ce dont je suis certain, c'est qu'il fait beau et chaud. Hé oui, nous sommes en Californie! J'ai mis mon short, mon T-Shirt et mes tongues! Nous sortons du BART: premières bouffées d'oxygènes à San Francisco, une brise me glace le dos, je commence à avoir la chair de poule! Il fait froid!!!!!
Si seulement je m'étais renseigné avant d'arriver à SF, j'aurais surement lu cette citation de Mark Twain : "Mon pire hiver? Un été à San Francisco!"

Ce n'est pas bien grave! Je suis quand même a peu près sur que le Golden Gate Bridge est à San Francisco, et que froid ou pas froid, on va y aller!
Qu'est ce que vous dites? Hein? Qu'est ce qui se passe encore?
Le symbole de la ville est la plus grande partie de l'année... sous la brume! Bon, le voile brumeux qui entoure le Golden Gate Bridge se lève quand même durant la journée. Mary Moore Mason, une journaliste, avait d'ailleurs écrit à ce propos "The Golden Gate Bridge's daily strip tease from enveloping stoles of mist to full frontal glory is still the most provocative show in town." Je n'arrive pas à traduire cette phrase sans en enlever du sens, mais disons que cela signifie que le strip tease du Golden Gate Bridge qui enleve la brume de ses splendides piliers d'aciers verticaux restent le spectacle le plus provocateur de la ville.
A part son voile brumeux, le pont est aussi très célèbre pour sa couleur "Orange international". Le pont est constamment repeint. Quand les peintres terminent un côté, il recommence de l'autre!



De manière générale, les clichés de San Francisco sont bien respectés. San Francisco est une ville très cosmopolite qui accepte les gens un peu différents. Il suffit de s'éloigner du centre-ville 5 minutes pour s'en rendre compte. Tout ceci, donne un "esprit" à la ville très intéressant à découvrir!

En fait, les a-priori de San Francisco sont peut-être bien vérifiés, encore faut-il les connaitre! Bouh, je vais me chercher un pull, moi...
 
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