dimanche 7 décembre 2008
La Magie de Noël : Mission Accomplie !
Un peu plus tôt dans l’après-midi…
Depuis le début de la journée, je regarde le cadran en bas à droite de mon écran d’ordinateur. Il est 16h16, une minute après 16h15. Je vérifie une fois de plus mes mails. « 1 nouveau message »… tiens tiens : « Urgent – inauguration du sapin de Noël de la Maison-Blanche à 17h. ». Je travaille au Musée de l’Holocauste, 15 minutes à pied de la Maison-Blanche, 5 minutes en courant. Il n’est pas encore trop tard pour y aller ! Faut-il un ticket pour rentrer ? Vais-je pouvoir rentrer avec mon ordinateur portable ? J’en sais rien !
16h17 : je ferme le clapet de mon ordinateur portable, range mes affaires, me précipite vers l’ascenseur.
Je suis en train de courir en direction la Maison-Blanche, lorsqu’une voiture me klaxonne. Quoi, qu’est ce qui se passe ? Le bonhomme est vert, je traverse au bon moment. Elle me klaxonne à nouveau et une jeune demoiselle passe la main à travers la vitre de la voiture et me tend une cannette. Quoi qu’est-ce ? « C’est nouveau, c’est du Redbull-Cola, tiens, prends une cannette. » Je prends la cannette et goute à la nouvelle boisson tout en continuant ma course. J’ai l’impression d’être Popeye qui prend sa dose d’épinard. J’arrive à la Maison-Blanche à 16h25. J’aperçois une foule près d’un poste de sécurité. Je m’approche. Tous les gens ont des tickets à la main. Oups… C’est mal engagé. « Où avez-vous eu votre ticket ? – Je l’ai depuis plus d’un mois » me répond t-on de façon hautaine, façon, dégage le plancher minus...
Ne sachant plus quoi faire, je regarde les mouvements de foule. Beaucoup font le tour de la Maison-Blanche. Pourquoi ? « On a entendu dire qu’il fallait aller de l’autre côté si on n’a pas de tickets » me répondent plusieurs personnes. Je prends mes jambes à mon cou et suis la foule. Effectivement, il y a de la queue à un autre poste de sécurité, mais cette fois-ci personne n’a de tickets. Personne ne rentre non plus d’ailleurs… 30 minutes passent et j’entends au loin le spectacle qui débute… Je suis à environ 300 mètres du sapin de Noël et de la scène. Encore une fois, comme à Nuremberg, je vais échouer au pied de la Magie de Noël.
17h05 : les portes du poste de sécurité s’ouvrent et les gens commencent à rentrer ! Je suis quand même loin au niveau de la queue mais j’ai toujours une petite chance d’y arriver. 10 minutes plus tard, me voilà, en train de passer le poste. Pas de soucis, j’entre dans le parc et m’installe le plus près possible de la scène. Je suis au premier rang des personnes debout à environ 30 mètres du sapin… Je suis aux premières loges pour voir l’inauguration du sapin de Noël par W. Bush ! Mission accomplie !
La Magie de Noël : même joueur joue encore!
Un peu plus tôt dans l’après-midi…
Depuis le début de la journée, je regarde le cadran en bas à droite de mon écran d’ordinateur. Il est 16h16, une minute après 16h15, lorsque la sonnerie de mon téléphone retentit. Je regarde l’écran du téléphone: la secrétaire du responsable marketing m’appelle. Elle ne m’appelle que très rarement, je travaille au contrôle de gestion. « Allo ? – Bonjour, Emmanuel. Est-ce que tu peux descendre 5 minutes, j’ai un petit service à te demander ! – Oki, pas de problème, j’arrive tout de suite. » Après tout, j’ai bien 5 minutes. Je n’ai l’intention de quitter Adidas qu’à 16h30 pour arriver à l’heure à l’inauguration du marché de Noël de Nuremberg qui est à 18h. Je dévale 4 à 4 les escaliers, saluant au passage le gigantesque poster de Zidane dans le couloir, et passant devant le grand panneau qui décompte les jours et les heures avant la prochaine coupe du monde de football.
Je zigzague entre les couloirs, arrive enfin au bureau de la secrétaire. « Oui, que puis-je faire pour toi ? – Merci, Emmanuel. Voici deux cartons. Chacun des cartons contient 100 photos de chaussures. Il faut que tu retrouves et remettes ensemble chaque paire de chaussures. »
De premier abord, ca semble facile. Je regarde une photo de chaussure dans le carton de droite, et je cherche sa sœur jumelle dans le carton de gauche. Ah, ca y est, je l’ai trouvé ! Ah non ! C’est pas la même couleur ! Cette fois, c’est bon ! Ah non ! Cette chaussure à des scratchs, l’autre des lacets ! Heu, c’est quoi ce délire ? Un service qui prend 5 minutes ??? C’est ca, mon œil !
Je retourne voir la secrétaire : « Est-ce que c’est urgent ? Ca ne peut pas attendre lundi ? – Ah non, désolé, il faut l’envoyer aujourd’hui, c’est le boss qui l’a dit ! »…
17h45 : la salle de réunion est transformée en atelier photos. A droite, les modèles les plus simples, à gauche, les plus fantaisistes. Je transpire, j’ai mal au dos… mais j’arrive au bout du boulot !
18h : je quitte Adidas. C’est râpé pour l’inauguration du marché de Noël. Ce n’est pas si grave, au moins, le boulot a été fait !
Le lundi matin suivant…
Je croise la secrétaire dans un couloir : « Alors, il était content le boss ? – Ah, ben, en fait, heu, comment dire, finalement, on n’a pas besoin des photos… » Je recrache le café que je suis en train de boire. Tout ca pour rien !
mardi 2 décembre 2008
Revenu de l'enfer pour parler
« Nous nous sommes promis : si tu survis, raconte ce qu’ils nous ont fait » se souvient Henry Greenbaum, 80 ans. « Les hommes sont capables de tout. En racontant ce qui s’est passé, en décrivant ce qui est arrivé, nous pouvons peut-être éviter que cela n’arrive à nouveau. »
Henry est le benjamin d’une famille de neuf enfants. Il vivait en Pologne et déménagea du ghetto de sa ville natale à un camp de travail forcé et de là vers plusieurs camps de concentration. Il a été libéré par l’Armée Américaine en avril 1945. Il a immigré aux Etats-Unis en 1946 et il y vit depuis. Henry et sa femme, Shirley, ont maintenant quatre enfants, trois garçons et une fille, et dix petits-enfants. Henry a dirigé un magasin de pressing pendant 44 ans avant de prendre sa retraite en 1997. Depuis son inauguration le 22 avril 1993, Henry travaille comme volontaire au Musée de l’Holocauste.
Erika Eckstut savoure chaque seconde de son travail avec Henry : « Il est comme un frère pour moi », dit Erika. « Il est la personne la plus gentille, la plus agréable que j’ai rencontrée. »
Quand il ne travaille pas au Musée, Henry raconte son histoire à des classes et des professeurs tout autour des Etats-Unis. Par exemple, il a déjà donné des discours dans l’Utah, le Colorado, le Michigan, le Kentucky… « Nous racontons aux professeurs, ils le raconteront à leurs élèves. Ses élèves se marieront et ils le raconteront à leurs enfants. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser oublier l’Holocauste. Nous devons dire au monde ce qu’il s’est passé. Nous sommes toujours vivants et il y quand même des gens qui disent que l’Holocauste n’existe pas. »
Henry Greenbaum est né le 1 avril 1928 à Starachowice en Pologne. « J’étais un enfant normal. J’ai eu une éducation normale, » dit Henry. « Nous jouions au football, nous allions à l’école publique, nous allions à l’école religieuse. »
Les Allemands occupent Starachowice le 9 Septembre 1939 et ils déplacent tous les Juifs dans le ghetto. « Nous étions encore une famille, nous étions toujours ensemble, » raconte Henry. Toutefois, ils ne peuvent pas faire les courses et ils dépendent de l’armée allemande pour la nourriture.
Malgré son jeune âge, Henry et trois de ses sœurs travaillent dans une usine de munition.
Le 27 octobre 1941, les Allemands demandent aux habitants du Ghetto d’aller sur la place du marché et une sélection a lieu. Ce jour-là, Henry est séparé de sa mère et de deux de ses sœurs qui étaient déjà mariées. « Je ne l’ai plus revu depuis, » dit Henry. Elles sont envoyées directement à Treblinka, un camp de la mort. Henry est déplacé avec trois de ses sœurs dans un camp de travail forcé près de l’usine de munition. Ils y travaillent jusque fin 1943. Durant cette période, deux des sœurs d’Henry meurent.
Un jour, des rumeurs circulent que l’ensemble des travailleurs va être déplacé hors du camp. « Nous aidions les Allemands avec leur artillerie de guerre, nous n’étions pas payés. Nous avions un petit morceau de pain, un peu de soupe liquide le soir quand nous revenions à nos baraques après la journée de travail : c’est tout ce que nous leur coûtions, » se souvient Henry. « Et ils vont nous envoyer hors d’ici ? Donc, nous nous sommes dit qu’ils allaient maintenant nous tuer. » C’est pour ça que certains prisonniers ont essayé de s’enfuir. Parmi eux, Henry et Faiga, la dernière sœur d’Henry encore vivante au camp. Malheureusement, l’évasion ne se passe pas comme prévu et Henry est blessé à la tête par une balle. Après s’être fait tiré dessus, Henry court vers les baraques des femmes pour chercher sa sœur. Il ne la trouve, mais des femmes l’aident à nettoyer sa plaie. Henry rentre dans les baraques des hommes tôt le lendemain matin. Le jour suivant, les Allemands appellent tout le monde hors des baraques. Les Allemands tuent tous les blessés. A cette époque, Henry avait les cheveux longs et la blessure est bien cachée par ses cheveux. Alors qu’ils étaient en ligne, Henry aperçoit sa sœur. Elle est étendue sur le sol près du trou qu’ils avaient fait dans les barbelés pour s’échapper. Elle ne bouge pas. Elle est morte. Henry a 15 ans et il est maintenant tout seul.
Deux semaines après la tentative d’évasion, le camp de travail est évacué. Henry est envoyé à Auschwitz dans des wagons de bétail. « Nous sommes restés dans ce wagon pendant trois jours, sans nourriture, sans eau, sans toilettes, » raconte Henry. « La destination était Auschwitz, mais nous ne le savions pas. »
Arrivés à Auschwitz, une nouvelle sélection a lieu. « Gauche, Droite, Gauche, Droite, la moitié de mon convoi fut envoyé directement au crématorium. La raison ? Je ne sais pas, » dit Henry. Après la sélection, Henry reçoit son numéro : A18991 et il est envoyé chez le coiffeur pour être rasé. C’est la première fois que quelqu’un remarque la blessure d’Henry. « Finalement, après 4 ans, nous avions droit à une douche, » se remémore Henry. « Nous n’étions pas au courant qu’ils nous mentaient. Ils disaient parfois « douche » mais au lieu de l’eau, c’était du gaz. Mais nous étions chanceux, et de l’eau est vraiment tombée. » Après la douche, Henry reçoit un uniforme à rayure. Henry est resté trois mois à Auschwitz. Il a peu à faire. Quelquefois, il aide la personne à mettre le corps des morts dans des remorques.
Un jour, un homme arrive au camp. Il semble très riche. Il porte un costume et des chaussures blanches et marrons. Il commence à piocher 50 personnes du transport d’Henry. Henry est sélectionné et est envoyé à Buna Monowitz, un camp satellite d’Auschwitz. Il travaille là-bas pour une usine de produits chimiques appelée IG Farben. Son rôle est de construire la route autour de l’usine. « Nous travaillions aussi avec des prisonniers de guerre anglais, » dit Henry. « Nous recevions beaucoup d’aide et d’encouragements de leur part. » Quand l’usine IG Farben commence à se faire bombarder par l’Armée Américaine, les Allemands et les travailleurs non-Juifs courent dans un bunker. Henry et les soldats britanniques doivent, quant à eux, rester dehors. Les soldats expliquent à Henry comment se protéger quand il entend le sifflement des bombes. « Après plusieurs attaques, un des mes camarades décida que si les Allemands et les travailleurs étaient dans le bunker, peut-être qu’il pourrait aller chercher de la nourriture, » raconte Henry. « Nous lui avons dit de ne pas le faire, mais il n’a pas écouté. Il l’a fait trois fois avant de se faire prendre. Un dimanche à Buna Monowitz, on nous a donné l’ordre de sortir des baraques dans la cour et il y avait 4 personnes pendues. Ce jeune homme avait mon âge. »
A la fin 1944, Henry est transféré par train à Flossenburg. Sur le chemin, le train se fait bombarder si souvent par l’Armée Américaine qu’ils doivent marcher pour récupérer un train plus loin.
A Flossenburg, Henry travaille dans un dépôt où les Allemands entassent les habits des personnes qu’ils tuent. « La situation alimentaire était la même : un morceau de pain le matin, une soupe très liquide le soir, » se souvient Henry.
A cette époque, les Russes attaquent de l’Est. Henry peut entendre les attaques tous les jours. « L’homme en charge des baraques nous disaient tous les matins : vous ne quitterez pas cet endroit vivant. Avant que les Russes arrivent ici, nous allons tous vous tuer, » explique Henry. « Nous ne savions pas qui c’était, il nous donnait de l’information. »
Alors que les Russes approchent, Henry est évacué plus profondément dans l’Allemagne. En février 1945, ils commencent à marcher et ce jusqu’en avril 1945. Ils mangent de la verdure ou tout ce qu’ils peuvent trouver dans les bois. Ils s’arrêtent dans une ferme uniquement quand les chiens ou les gardes ont faim.
Le 25 avril 1945, alors qu’ils marchent près d’une autoroute, ils aperçoivent des tanks. D’un coup, les gardes allemands les abandonnent. Quelques minutes plus tard, ils voient un tank s’approcher d’eux. « Nous pensions que c’était un tank allemand et qu’il allait tous nous tuer, » dit Henry. « Mais, par bonheur, c’était un ange, un tank américain. »
Les Américains les conduisent dans une ferme non loin. « Finalement, après cinq ans, nous avions de la nourriture, » raconte Henry. « Du pain, des pommes de terre, des fruits et plein d’eau. Chacun de nous tomba malade comme un chien. Nos estomacs n’étaient plus habitués à ça dorénavant. »
Après avoir passé deux semaines dans une ferme allemande où il travaille pour l’Armée Américaine, Henry est transféré dans un camp de personnes déplacées près de Frankfort.
Son frère, qui était aussi en Europe durant l’Holocauste, le rejoint et ils émigrent tous les deux vers les Etats-Unis. Ils voyagent à bord du Marine Flasher de Brème à New-York en 1946. Quand ils arrivent à New-York, ils sont accueillis par leur frère, David, qui a émigré aux Etats-Unis en 1941. Henry et David déménagent à Washington et habitent chez leur sœur pendant environ un an.
En 1947, Henry se marrie à Shirley, une Américaine qu’il a rencontré dans une convention juive. Ils déménagement ensemble à Bethesda dans le nord-ouest de Washington D.C. Henry ouvre son magasin de pressing sur l’avenue Wisconsin à Washington. « Le mari de ma sœur était dans le pressing, et il nous a tout appris, » dit Henry. Il travaille là-bas pendant 44 ans avant de prendre sa retraite en 1997.
Henry n’a jamais quitté les Etats-Unis depuis son immigration en 1946.
En avril 1978, une série télévisée appelée « Holocauste » est diffusée sur NBC. Elle a un grand succès et remporte 8 Emmy Awards. Après cela, les choses commencent à changer et les gens veulent en savoir plus sur l’Holocauste. « Tout le monde voulait qu’on leur raconte, tout le monde voulait un survivant.»
Depuis ce temps là, Henry raconte son histoire. Il tient la promesse qu’il a faite à ceux qui n’ont pas survécu. L’Holocauste est ancré aussi profondément dans sa mémoire que le numéro sur son bras. « Je disais à mes enfants que c’était le numéro de téléphone du magasin sur mon bras, » se souvient Henry.
Henry Greenbaum et tous les survivants sont la mémoire vivante de l’Holocauste et l’esprit du Musée de l’Holocauste.
« Ce musée est la meilleure chose pour les survivants, » dit Henry. « C’est la meilleure chose qui a été construite ici parce les générations à venir pourront écouter. Une fois que nous aurons quitté ce monde, le musée parlera pour nous. »
mardi 18 novembre 2008
Spéciale Dédicace
Merci!
Si le courage j'ai, je traduirais l'article en francais!
lundi 17 novembre 2008
Back from Hell to Tell
“We promised one another: If you survive, make sure you tell what they did to us,” says Henry Greenbaum, 80. “Human beings are capable of doing anything,” says Henry. “Hopefully by telling what happened, by describing what happened, perhaps we can prevent it from happening again.”
Henry is the youngest of nine children. He lived in Poland and he moved from the ghetto of his own town to a slave labor camp and from there to several concentration camps. He was liberated by the United States Armed Forces in April 1945. He immigrated to the United States in 1946 and he lives here since then. Henry and his wife, Shirley, now have 3 sons, 1 daughter and 10 grandkids. Henry ran a dry cleaning business during 44 years before retiring in 1997. Since its dedication on April 22, 1993, he is volunteering at the United States Holocaust Memorial Museum
Erika Eckstut enjoys every second of her work as a volunteer with Henry. “For me, he is like a brother,” says Erika. “He is the kindest, the nicest man I have ever ever met.”
When he is not volunteering at the Museum, Henry speaks to class and teachers in countless places all around the United States. For example, he gave speeches in Utah, Colorado, Michigan, Kentucky... “We teach teachers, they’ll teach to children in school,” says Henry. “These children will get married and they’ll teach it to their children. We cannot let this to be forgotten. It is not 10 people dead. We have to tell the world what happened. We are still alive and you have those guys saying the holocaust doesn’t exist.”
Henry Greenbaum is born on April 1, 1928 in Starachowice in Poland. He was the youngest of nine children. “I was a normal child. I had a normal upbringing,” says Henry. “We played soccer, we went to public school, we went to religious school.”
The Germans occupied Starachowice on September 9, 1939 and they moved all the Jewish people into the ghetto. “We were still a family, we were still together,” says Henry, but they could not go out to shop, they had to depend on the German army to bring them food.
Despite his young age, Henry and his three sisters worked in the ammunition factory. He was building big heavy springs. Later on, his job was to press out the anti-aircraft shelves from the hot oven.
On October 27, 1941, the German ordered them out of the ghetto to a market place and a selection took place. That day, Henry was separated from his mother and the two sisters who were already married. “I no longer saw them at all,” says Henry. They were sent directly to Treblinka. Henry was left with three sisters. After the selection, they moved to a slave labor camp near the ammunition factory. They worked there until the end of 1943. During that time, Henry lost two of his sisters.
One day, the rumours came out that they were going to be deported out of this labor camp. “We helped the Germans with the war machinery, we didn’t get any money, we just got a little piece of bread, a little bit of soup at night when we come back home into the barracks, that is all they spent on us,” remembers Henry. “And they are going to ship us out of here? So we said, now they are probably going to kill us.” That is why some prisoners tried to escape. Among them were Henry and Faiga, the last sister of Henry still alive in the camp. Unfortunately, the escape did not go well and Henry got shot in the back of the head by the guards. After he got shot, Henry ran into the women barracks to look for his sister. He could not find her, but some women helped him washing his wound. Henry ran back to the men barracks early in the morning. The next day, the Germans called everybody out of the barracks. The Germans killed all the prisoners who were wounded. At that time, Henry had long hair and the wound on his head was well-hidden. While lining up, Henry saw his sister. She was lying on the ground near the hole they made into the barbed wire to escape. She didn’t move. She was dead. Henry was 15 and he was now all alone.
Two weeks after the escape’s attempt, the slave labor camp was evacuated. Henry was sent to Auschwitz in cattle cars. “For three days, we stayed in that car, with no food, no water, no bathroom,” says Henry. “The destination was Auschwitz, but we didn’t know it.”
Once arrived in Auschwitz, the selection started again. “Left, Right, Left, Right, half of my transport went straight to the crematorium. The reason? I don’t know,” says Henry. After the selection, Henry was given his number: A18991 and they went to the barber to get their hair cut. This is the first time somebody saw the wound of Henry. “Finally, after four years, we got a shower,” says Henry. “We were not aware that they were lying. They tell you sometimes “shower” and instead of water you get gas. But we were lucky and water did come down.” After the shower, they gave Henry a uniform with stripes. Henry stayed three months in Auschwitz. He had little to do. Sometimes, he helped the guy who put the dead bodies into the pushcart.
One day, a man came. He looked like a very wealthy man. He was wearing a suit and white and brown shoes. He started to pick around 50 people from the transport of Henry. Henry got picked up and he was sent to Buna Monowitz, a satellite camp of Auschwitz. He worked there for a chemical company called IG Farben. His role was to build the road of the compound of the factory. “We worked also with some British soldiers, war prisoners,” says Henry. “We got a lot of help from them, encouragements from them.” When the IG started to getting bombed by the United States Air Force, the Germans and the non-Jews workers ran into a bunker. Henry had to stay outside with the British soldiers. They told Henry how to protect himself when hearing the whistle of the bombs. “After a few bombings, one of my bunkmates decided that if the Germans and the workers are in the bunker, maybe I can look for food,” says Henry. “We told him not to do it, but he didn’t listen. He did it three times without being caught. One day, he was caught. On a Sunday in Buna Monowitz, we were all ordered outside to the yard and there were four people hung there. This young boy was my age.”
In late 1944, Henry was transferred by train to another concentration camp called Flossenburg. On the way, the train was bombed so many times by the United States Air Force that they had to walk and to take another train. They finally arrived to their destination partially by foot.
In Flossenburg, Henry worked at a depot, where they stored the clothes from the people they murdered. “Food situation was the same: a piece of bread in the morning, a cabbage soup in the evening,” remembers Henry.
At that time, the Russians attacked from the East. Henry could hear the attacks everyday. “The men in charge for the barracks told us every morning: you’ll never leave this place alive. Before the Russians come here, we are going to kill you,” says Henry. “We did not know who it was but he gave himself away.”
As the Russians approached, Henry had to be evacuated deeper into Germany. In February 1945, they started marching, strictly marching until April. They ate greeneries or whatever they could find in the woods. They would stop in a farm only if the guards or the dogs were hungry.
On April 25, 1945, as they were marching near the highway, they saw tanks. All of a sudden, the Germans guards left them alone. A few minutes later, they saw a tank approaching. “We thought this was a German tank, these Germans are going to kill us all,” says Henry. “But, luckily, it was an angel, an American tank.”
The Americans drove them to a farm nearby. “Eventually, after five years, we got food,” says Henry. “Big breads, boiled eggs, boiled potatoes, fruits, plenty of water. Everyone of those people was sick like a dog. The stomachs were not used to it anymore.”
After spending two weeks in a German farm where he worked for the American Army, Henry was moved to the displaced persons camp near Frankfurt am Main.
His brother, who was also in Europe during the Holocaust, joined him and they emigrated together to the United States. They shipped aboard the Marine Flasher from Bremen to New-York in 1946. When they arrived in New-York, they were welcomed by their brother, David, who emigrated in the United States in 1941. Henry and David moved to Washington and lived in their sister’s house for about one year.
In 1947, Henry got married to Shirley, an American girl he met in a Jewish convention. They moved together in Bethesda, in the north west of Washington D.C. Henry started a business in dry cleaning in Wisconsin Avenue, NW in Washington D.C. The name of the shop was Windsor Valet. “My sister’s husband was in dry cleaning, so we learned from him what to do,” says Henry. He worked there for 44 years and retired in 1997.
Henry never left the United States since he immigrated to the United States in 1946
In April 1978, a television miniseries called “Holocaust” was broadcasted on NBC. This show had a great success and won 8 Emmy Awards. After that, things started to change and people wanted to know more about the Holocaust. “Everybody wanted a speech, everybody wanted a survivor everywhere and we do it ever since,” says Henry.
Since then, Henry tells his story. He keeps the promise he made to the ones who have not survived. The Holocaust is stuck in Henry’s memory as deeply as his number is printed in his arm. “I used to tell my children that it was the number of the store on my arm,” remembers Henry.
Henry Greenbaum and all the survivors of the Holocaust are the living memory of the Holocaust and the souls of the United States Holocaust Memorial Museum.
“This museum is the best thing for the survivors,” says Henry. “This is the best thing that was ever built here because this is for the generation and the generation to be heard. After we leave this world, the museum will speak for us.”
mercredi 5 novembre 2008
Un jour comme les autres...ou pas!
5 novembre 2008:
C'est la satisfaction dans le métro...
et au boulot!!!
jeudi 30 octobre 2008
La Bible de Winnie
Surprenant, n'est-ce pas?
Curieux comme un journaliste en manque de scoops pendant le weekend, votre Serviteur (oh non pas encore lui!) part à la recherche du bureau d'information le plus proche.
La personne que j'interroge à des lunettes "mouche" rouges... Remarquez, ca se marie bien avec la couleur de ses cheveux: rouge! Bref, je lui pose ma question: Quel est le lien entre Winnie l'Ourson et la Bible de Gutenberg?
Je vous laisse savourer la réponse et je cite:"C'est une classe de CP qui se rend à la New-York Public Library. Le professeur demande à ses élèves d'être sérieux et de parler comme des adultes.
Au cours de la journée, il demande à chacun de ses élèves ce qu'il a fait pendant le weekend:Mélissa: Moi j'ai été voir Mémé à la campagne
Le professeur: Non, il faut dire : J'ai été voir ma grand-mère à la campagne!Axel lève la main et dit: Moi, j'ai pris le Tchou-Tchou!
Le professeur rectifie: Non, il faut dire : j'ai pris le train!Pierrot a compris la leçon et s'écrie: Moi, j'ai lu une histoire de Winnie-the-Shit."
La dame Rouge du bureau d'information me sourit, fière d'elle, et conclut: "Voila, c'est tout ce que je peux vous dire sur Winnie et la Bible de Gutenberg".Okiiiii, tout s'éclaircit dans mon esprit...
Le lendemain et après un voyage en Magic Mégabus, Jéhanne et Votre Serviteur (bon d'accord, j'arrête!) sont de retour dans la Capitale des Etats-Unis.Nous parcourons la ville et entrons dans la Library of Congress. Nous levons les yeux pour observer la beauté du bâtiment qui laisse rêveuse Jéhanne.
Et devinez quoi? Nous tombons nez-à-nez avec un exemplaire de la Bible de Gutenberg!
Ca mérite bien un petit éclaircissement historique.
La Bible de Gutenberg est considérée comme le premier grand livre imprimé en caractères mobiles dans le monde occidental.
Elle a été imprimée entre 1452 et 1455 en 180 exemplaires. Aujourd'hui, ils n'en subsitent que 48!
Sur les 180 exemplaires, seuls 3 ont été réalisés en "parfait vélin". Le vélin est en fait...une peau de veau mort-né!
Ces 3 exemplaires sont situés à :
La Bibliothèque nationale de France à Paris
La British Library à Londres
et... à la Library of Congress à Washington!
Comme quoi Winnie peut bien se payer du bon temps avec la Bible de la New-York Public Library... Il nous reste toujours celle de Washington!
Félicitations Thomas!
Mars, la société qui vend les M&M's, n'est pas côtée en bourse... donc mangez des M&M's ne relèvera pas les bourses mondiales! Par contre, Nestlé, la société qui produit les Smarties, est côtée à Zurich.
Conclusion: si vous voulez sauver le monde, mangez des Smarties!!!
Information bonus pour ceux qui lisent ce blog depuis Washington: le siège de la société Mars est située... à McClean en Virginie!
Voici la réponse de Thomas:
"L'erreur ne serait elle pas sur le fond plus que sur la forme... on s'en fiche de ce qui fond le plus vite dans la bouche ou dans la mains... Cependant, j'ai un doute sur le fait que manger des cacahuètes puisse sauver les bourses, car Mars health living, la maison mère n'est pas coté sur le marché américain..."
mercredi 29 octobre 2008
On m'aurait menti?
"Emmanuel Lacroix ferait mieux de vérifier ses informations deux fois avant de mettre en ligne ses articles!" déclare Ted Mosby, fervent lecteur du blog mannoutoo.blogspot.com et grand amateur de M&M's.
L'article contient en effet une "boulette"...
Qui trouvera la faille?
A gagner pour le premier à me donner la réponse:
Soit un repas au Satay Club (avec le CD officiel du resto!) avec votre Serviteur si celui qui trouve est à Washington.
Soit un repas ailleurs lors de votre prochaine rencontre avec votre Serviteur.
Pour sauver la planète : mangez des M&M’s !
après le « Get down to Disney World in Florida » de George W. Bush deux semaines après le 11 septembre 2001 ;
un étudiant en école de commerce a trouvé la solution à la crise financière mondiale : mangez des M&M’s !
Jéhanne Meskar l’a interviewé en exclusivité pour le Washington Post.
Jéhanne Meskar : Où peut-on acheter des M&M’s ?
Emmanuel Lacroix : Pour cela, il vous « suffit » de vous rendre à Times Squares à New-York. Ne me dites pas que ca coûte cher, on vient de vous accorder un chèque de 700 Milliards de Dollars à Washington.
A Times Square, vous trouverez un grand magasin de M&M’s. Ruez vous au premier étage. Vous tomberez nez-à-nez avec un mur de M&M’s.
Détachez un sachet plastique et remplissez le de M&M’s jusqu’à ras bord et passez à la caisse !
Avant de sortir du magasin, n’hésitez pas à craquer pour des goodies… une statue de la liberté M&M’s, un porte-monnaie M&M’s, etc…
Ressortez heureux comme un chef kébab ! Bravo, vous venez de sauver le monde !!!
C’est très simple ! Aussi simple que d’obtenir le chèque de 700 Milliars de Dollars !!! La société qui vend les M&M’s est côtée en bourse. Les contrôleurs de gestion, les actionnaires, les banquiers de cette entreprise font des prévisions de ventes. Si beaucoup de M&M’s sont vendus, les objectifs de ventes sont dépassés, les ventes sont supérieures aux attentes du marché. Par conséquent, le cours de la bourse augmente.
En conclusion, plus vous mangez de M&M’s, plus vous participez à l’euphorie boursière.
J.M : D’accord, mais si on n’aime pas les M&M’s ?
Vous vous êtes toujours dit que vous n’aimiez pas les M&M’s ? C’est très simple, encore une fois : cela va changer ! Quand vous arrivez à Times Squares, vous êtes absorbés par l’écran géant M&M’s, vous en voyez de toutes les couleurs, et sans même y avoir réfléchi, vous franchissez la porte du magasin de M&M’s.
C’est le boulot du marketing de vous faire aimer les M&M’s, laissez vous faire, voyons ! Vous aussi, vous voulez sauver le monde, non ?
E.L : Les M&M’s et les Smarties, c’est tout pareil ! Si vous connaissez une différence entre les deux, envoyez moi un mail ou laissez un commentaire sur ce blog !
J.M : Merci beaucoup, M. Lacroix d’avoir répondu à vos questions.
E.L : Ce fut un plaisir…. (Off : vous faites quelque chose après l’interview ? Je connais un petit bar sympathique à deux blocs, ca vous tente ?)
jeudi 23 octobre 2008
Leçon d’économie pour les 3-10 ans : Comment obtenir 700 Milliards de Dollars en moins de 3 heures ?
Le Président vous expliquera alors qu’il ne peut pas tout décider tout seul mais qu’il donne son accord de principe. C’est déjà ca !
Précipitez vous au Capitol pour plaider votre cause devant les sénateurs et autres parlementaires. Patientez calmement en attendant leur réponse.
La négociation est acharnée mais la majorité d’entre eux est d’accord ! Le plus dur est passé !
Assurez-vous maintenant que le virement a bien été effectué. Allez donc au « Treasury Department » pour régler les détails techniques.
Enfin n’oubliez pas de passer à la Bank of America pour retirer l’argent.
Voila, le tour est joué !
lundi 20 octobre 2008
Florida: A two-step process for change
“Once!” shoots a voice in the public.
Everybody in Florida remembers the 2000 presidential election. Florida was the center of attention when the two presidential candidates, Texas Governor George W. Bush and Senator Al Gore Sr. (D-TN), argued over the counting of the votes. Finally, George W. Bush won with a margin of only a few hundred votes.
It is not only Florida’s history that makes it a decisive swing state, but it is also the fact that it has the third most electoral votes at 27.
This year, the volunteers of the Obama campaign want to make sure that Obama will win Florida and they are working hard for that. “In 2004, I volunteered only two days before the election and it was too late,” says Stiff hoping that people realize the importance of early volunteering. In fact, volunteering is a two-step process. The first step is registering people to vote. The deadline was October 6. The second step is making sure that the voters are going to the voting booth.
During the first step of the process, the Obama volunteers’ goal was to make sure that every voter was registered. To achieve this, many events were organized to encourage voter registration up until the deadline of October 6. One of the largest events was the “Voter Registration Rally” that consisted of a concert where Wyclef Jean and Jay-Z performed. “I am not going to tell you who to vote for,” says Jay-Z a few seconds before performing. “I'm telling you who I'm voting for: Barack Obama!” Before and after the concert, you could see volunteers of the Obama campaign registering voters all around the Miami's Bayfront Park Amphitheatre. Most of the people that they were registering to vote were young people coming from various socioeconomic backgrounds that are not the most wealthy and who they believe are going to vote for Senator Barack Obama (D-IL). Knowing that the election of 2000 was decided by only a few hundred votes, these newly registered voters can have a huge influence on the outcome of the election.
Local events were also organized such as the opening of the Obama campaign office in Liberty City on Friday October 3, 2008. “To give you a figure, yesterday [Sunday October 5] two hundred people came at the office to register,” says Gary Beasley, 33, organizer at the Liberty City office.
Now that the deadline to register to vote has passed, the Obama volunteers want to make sure that the voters who have registered will vote.
“I don’t want to see anyone at the voting booth on November 4,” says Damian Perez, field organizer of the Obama campaign, at the meeting of Miami Springs explaining what he is expecting from the Obama volunteers. “Early votes begin on October 20 and end on November 2. Everybody should vote before November 2.”
To reach this goal, volunteers are going door to door, doing phone banking, updating databases. There will also be volunteers who will provide transportation to voters who would not be able to make it to the polls on their own.
The action the Obama volunteers are taking is essential because the voting process is not as easy as it seems. Even among the strong Obama supporters, only a few have an idea of how it exactly works. “What is the difference between an absentee ballot and an early vote? Where is the nearest voting booth?” questioned the volunteers of Miami Springs.
The key elements of the success of the volunteers’ work are communication and coordination. To make their action more efficient, the volunteers are helped by local Obama offices such as the office in Liberty City. By acting locally, they are going to have a huge impact. “Everybody is self motivated,” says Gary Beasley. “Everybody has its own little campaign running.”
Moreover, the fact that there are local Obama offices offers another advantage. Liberty City’s neighbourhood has been excluded for a long time and the fact that they now have their own Obama office makes people feel important and it motivates them to play a role in the campaign. “Just imagine the buzz in the community,” says John D. Pace Jr. 58 community coordinator at the Liberty City office and former policeman in Liberty City. “We have got an Obama office in our community. Did you go to the Obama office? Did you see it? Where?” whispers Pace imitating people talking about the Obama office in the street. “That is what you want. But imagine if it wasn’t here, then where? You want to be part of this American dream. You keep hearing about the dream, the dream. The dream is a thought. And it is what you want to be. And it can happen. But it won’t happen if there is no presence.”
With the local offices, people feel as if they are at the center of the attention and are therefore more involved in the campaign. “Even if you can volunteer for only one day, it will make the difference,” says Damian Perez hoping that the Miami Springs volunteers, and the volunteers all around Florida understand the message.
samedi 11 octobre 2008
Requiem pour Pirate
Comme Descartes (dans son poêle à charbon ?) a tout déconstruit pour en arriver au fameux : « je pense donc je suis » ; dans ton petit bocal tu t’es affirmé au fur et à mesure : « Je suis un poisson rouge à bosse blanche, donc je suis Pirate. »
Tu as survécu de longues années uniquement de nourriture et de l’eau de ton bocal, nous rappelant chaque jour la simplicité de la vie.
Tout ce que tu nous as apporté est bien plus grand que tout ce que ton petit trésor dans lequel tu reposes maintenant pouvait contenir.
Dans les moments difficiles, taper du doigt sur ton bocal pour sonner l’heure de ton déjeuner, nous rappelait que demain est un autre jour, que la chance nous sourira.
Dans les moments de joie, toi aussi, tu avais le droit à ta petite douceur, à ta deuxième portion.
A l’image de Tocker le hamster et de Botia le poisson clown, tu resteras dans nos cœurs. Tu fais désormais partie de la légende.
jeudi 9 octobre 2008
Léopold, mon ami presqu'imaginaire!
Le 9 septembre 1942, tu es monté dans un train, dans un convoi pour être exact, dans le numéro 30 pour être précis.
Où va ce convoi ? Je ne suis pas sûr que tu le saches déjà. Moi, je sais ou il est allé, mais je ne le dirai pas.
Tu es autrichien. Tu fuis ton pays à cause de ta religion. Ta sœur est partie en Angleterre, tes parents sont envoyés à Minsk. Dis moi si je me trompe ! Toi, tu optes, par choix ou par force, pour la France.
Combien de temps es-tu resté en France avant de monter dans ce convoi ? A toi de me le dire… non ! A moi de le trouver ! Savoir, ca se mérite…
Je sais que tu es décrit comme professeur de culture physique. Tu n’as que 22 ans… tu es bien jeune pour être professeur, non ? Peut-être que tu étais éducateur dans une école qui cachait des juifs ? N’as-tu pas été arrêté dans une rafle dans ton école qui t’a conduit dans ce convoi ?
Quoiqu’il en soit, tu te trouves dans ce convoi n°30. Que deviens-tu après ton voyage ? Si je ne suis pas sûr de ce que tu as fait avant ce voyage, je suis encore moins certain de ce que tu as fait après. Je pense que tu n’es pas allé jusqu’à la destination finale de ton convoi. On m’a dit que les hommes valides et en âge de travailler étaient descendus avant pour faire des travaux forcés. Tu as mon âge, tu es professeur de sport, tu dois être en bonne santé et donc tu as dû descendre à ce moment là. As-tu travaillé dans la chimie, dans l’hydroélectrique, ou as-tu construit des autoroutes ?
Tu as eu 22 ans le 9 avril 1942, j’ai eu 22 ans le 9 avril 2008. J’ai plein de rêves ! J’essaie de les réaliser ! Je suis dans l’avion qui me ramène de Miami à Washington D.C. Tu vois, je fais ce que je peux !
Quels sont tes rêves ? As-tu pu les réaliser ? Je suis sûr qu’ils ne sont pas très différents des miens…
L’avion vient d’atterrir à Washington, je dois te laisser !
A bientôt !
samedi 4 octobre 2008
The Two Sides of the Coin
Certains trouvent que passer son temps dans le métro (ou dans le taxi qui coute cher) pour aller faire des interviews avec des gens qui ne viennent pas au rendez-vous ; que suivre la règle du bon journaliste : observation, investigation, interviews ; que relire 10 fois son article pour être sur qu’il n’y a pas d’erreurs d’orthographe… c’est pas aussi facile que ca en a l’air ! Et ils n’ont pas tort !
Voila, c’est un peu tout ca l’article qui suit : Un peu de prise de tête entre beaucoup de moments de plaisir… J’ai l’honneur de vous mettre en ligne (après 6 jours d’inactivités !)…
increasing oil production, decreasing oil consumption.
Four years ago no one would have been “happy” to pay almost $4 for a gallon of gas. According to the Energy Information Administration (E.I.A), the price of a gallon of gas was twice as low as it is now. Moreover, the price of a gallon has risen by 0.91 USD between September 2007 and September 2008 to an average of 3.76 USD.
“I don’t want to stay in Tonopah for the rest of my life! So, I would have had to tank up whatever the price”, says Cussac while putting the gas pump back in its place.

The energy crisis that the world and especially the United States are facing today is mostly due to the fact that our society and economy are based on fossil fuels only.
To have more control on oil prices, the United States ought to reduce its dependence on foreign oil and to produce more oil in the country. Another way for America to become less dependent on foreign oil is to build an energy-efficient economy. Since most of the oil is consumed by the transportation sector, automakers definitively play a role in the improvement of energy conservation and efficiency. Moreover, people have to change their consumer’s behaviour to start conserving energy.
“Tonight I want to have an unpleasant talk with you about a problem unprecedented in our history,” said Jimmy Carter, former President of the United States, in a televised speech on April 18, 1977. “With the exception of preventing war, this is the greatest challenge our country will face during our lifetimes. The energy crisis has not yet overwhelmed us, but it will if we do not act quickly,”
During the 1970’s, people thought we would run out of oil by 2000. In 2008, we still have oil reserves, but we are more dependent than before. According to the Report for Congress “Energy: Selected Facts and Numbers” updated on August 8, 2008, 84.7% of the energy consumption in the United States in 2006 came from fossil fuels: coal, natural gas, and oil that represented itself almost 40%.
This issue is not new. It has been around for a while; but become an urgent matter as the price of oil is steadily increases and weighs more and more on America’s economy. Oil addiction is definitively still a challenge. Nevertheless, it seems clear that we cannot avoid being dependent on oil in the short term.
“I don’t believe that other options have been viable solutions to providing us with ways to heat our home and to effectively run our automobile,” says Christopher J. Schaeffer, author of the newly published book “The Great President: The Policies that shaped the Bush Legacy”. “Gasoline, yes it does release what the environmentalists would say polluting elements, things improper for the environment, but again it is such a great product in quality that we could not live without.”
This is the reason why our first goal should become less dependent on foreign oil. One step to reduce dependence on foreign oil is to produce more oil in the U.S.
If the United States had to stop their oil importation tomorrow and produce the same amount of energy, it would have to produce around 18 million barrels per day instead of the 5.1 million that it is currently producing. This means an increase of 260% in the U.S. production. This solution is not possible in the short run or even in the long run.
The biggest issue in buying foreign oil is that it finances countries, especially Venezuela and some countries in the Middle East that are really against the American way of life and that could threaten Americans’ safety. However, Middle Eastern oil import represents around 16% and Venezuela around 10% of the total U.S. oil import. If the United States increases its oil production by 64%, it could avoid importing oil from these countries.
“But we only have three percent of the world’s oil supplies and we use 25 percent of the world’s oil”, said Barack Obama during the first presidential debate on September 26th, 2008. “So we can’t simply drill our way out of the problem.”
Indeed, we have to take a look at the other side of the coin. If the United States cannot improve its oil production significantly, then reducing oil consumption is one of the answers to the energy crisis.
“Fuel economy is directly related to energy security because light-duty vehicles account for approximately 40 percent of all U.S. oil consumption and much of this oil is imported,” noted the report titled “Light-Duty Automotive Technology and Fuel Economy Trends: 1975 Through 2008” published by the United States Environmental: Protection Agency (EPA):
If energy efficiency could allow a reduction of 50% of the light-duty vehicles’ oil consumption, this would reduce U.S. import from 60% to 50% of the U.S. consumption.
New technologies and investments in Research & Development of automakers permitted a lot of improvements. According to the report of the EPA, the average mileage per gallon (MPG) has increased by 53% to 20.1 miles per gallon from 1975 to 1998.
“In the short run, the automaker is pursuing continuous improvements – a kaizen approach, in which incremental improvements can add up to big gains in fuel economy.” writes Richard Truett in an article titled Fuels of the future: “Chase the dream but keep working on what you’ve got” published in the September 15th, 2008 issue of Automotive News, celebrating the 100-year anniversary of General Motors (GM). “In the long run, the company is betting on a Great Leap Forward with hydrogen-powered fuel cells and electric cars.”
Even if GM builds a two step strategy that makes sense, Toyota is for the moment the automaker that is considered to be the most advanced in energy efficiency.
“The Prius was introduced in 1997 in Japan,” says Diego Garcia, inventory manager at the Koons Arlington Toyota automotive company. “It was the first hybrid car and nobody thought we would succeed with this car.”“The average MPG of the Prius is 45 miles, but it can increase up to 60 miles depending on how you are driving," continues Garcia. This MPG is far higher than the 25 miles average of the car fleet of the U.S.
In spite of these technological improvements, the average MPG slightly decreased from 1998 to 2004; the share of light trucks was reaching a peak at almost 50% of the total fleet. This decrease is not due to the lack of effort of automakers, but to the consumer’s behaviour. Every individual plays an important role in reducing America’s oil consumption and the way to make people’s behaviour change is price. Price is what matters.
“The reason why people buy the Toyota Prius is because it saves energy, that is to say money,” says Garcia. And as the energy crisis goes on with oil price hitting the roof, people are more willing to conserve energy and limit their spending in oil through energy efficiency.
“Every time the price of oil increases, the demand for the Prius increases. We now have a 3-month waiting list for this car!”
dimanche 28 septembre 2008
Mayday, Mayday...
Il faut croire que notre heure est venue... 5, 4, 3... Je ferme les yeux... 2, 1, 0! Rien ne se passe??? J'ouvre les yeux! GAME OVER!

De toute facon, je crois pas que je pourrais être à côté de lui, je ne suis pas (encore) Président des US. Si je l'étais, je serais de l'autre côté des grilles de la Maison-Blanche, bien entendu!
jeudi 25 septembre 2008
Joyeux Anniversaire la NASA!!!!
Ca me donne envie d'aller dans l'espace! Allez, c'est parti!!!
Et tout le monde lève sa rame,
en faisant du kayak sur le Potomac!
mercredi 24 septembre 2008
Go Nationals Go!
C'est donc naturellement que nous nous sommes motivés pour aller voir un match des Nationals (l'équipe de Baseball de Washington)! C'est la dernière semaine de la saison et donc l'une de nos dernières chances de voir ce spectacle! Pendant chaque pause, des minis spectacles sont organisés. Le plus fameux d'entre eux reste "The Presidents Race": de grosses mascottes courent autour du terrain pour remporter la course.
Comme nous avons du mal à comprendre comment fonctionnent les points et pourquoi ces braves gens tapent dans la balle et se mettent à courir autour du terrain, nous en profitons pour faire nos touristes et prendre plein de photos!
Bon d'accord, on l'air d'être très loin du terrain sur cette photo... C'est pas faux! On a pris les places les moins chères et donc du coup, non seulement on arrive pas bien à voir les joueurs mais en plus, on est trop haut pour attraper les T-shirts lancés par bazooka!!! Grrrr...
Histoire de profiter pleinement de notre "sortie culturelle", nous descendons les gradins pour arriver près de la tribune présidentielle. En temps normal, on ne peut pas y rentrer sans avoir sa place (à plus de 100 USD), mais notre charme naturel, nous permet de convaincre un employé sympathique de nous laisser passer! Peut-être que le fait que les Nationals vont gagner leur 2ème match en 15 rencontres contre l'équipe de Floride le met dans une humeur joyeuse!
On descend donc jusqu'au rang numéro 2 et à cette place, on voit quand même beaucoup mieux que tout en haut! Jugez par vous-même!
A la fin du match, nous félicitons les joueurs, (c'est pas tous les jours qu'ils gagnent apparemment), et nous restons un peu afin de profiter au maximum et de tenter d'éviter l'affluence au métro au retour.
Alors qu'un des joueurs de l'équipe se fait interviewer, il recoit en pleine tête une tarte à la crème!!! Ca fait toujours plaisir! La journaliste étant une vraie professionnelle, elle réussit à rester sérieuse! Tous les bons spectacles se terminent par une tarte à la crème, c'est bien connu!
Notre sortie a présenté un intérêt culturel certain, mais je suis quand même décu... Pourquoi? Bah ya pas de pom-pom girls aux matchs de Baseball! Moi je le savais pas!
Spéciale Dédicace à Sophie : ca aurait été quand même vachement moins marrant sans toi!
lundi 22 septembre 2008
L'Expérience Ultime!
Ca y est, je viens de tirer ma première balle d’un Beretta 9mm …
Nous sommes dans un « shooting range », un stand de tir, et nous sommes là pour appuyer sur la détente afin de nous détendre (ou pas…)
Après avoir reçu 10 minutes d’instructions par un professionnel du « shooting range », mais pas de démo d’un tir, nous nous lançons sur le stand de tir. Des lunettes et un casque anti-bruit sont nécessaires si on veut éviter de se prendre la douille dans les yeux après le tir et si on veut éviter de s’exploser les tympans… Pan, pan, ca fait du bruit quand même !!!
Mon Beretta 9mm est un pistolet automatique. A la vitesse à laquelle mon voisin enchaine les tirs, son pistolet aussi. J’en ai des frissons dans le dos… Néanmoins, au moment de tirer la deuxième balle, je ressens un peu moins de stress… Plus je tire de balles, plus je m’aperçois que je commence aussi à enchainer les tirs…Inquiétant ! Au bout de 25 balles tirées, je commence cependant à être fatigué : la concentration à chaque tir est quand même très intense !
Je ressors vidé du « shooting range » mais heureux d’avoir tenté l’Expérience Ultime… Moi qui ne pourrait pas faire de mal à une mouche, tenir dans mes mains un Beretta 9mm est un comble…
dimanche 21 septembre 2008
Back to California!!!!
Notre Road Trip en Californie me semble déjà bien loin! Les paysages lunaires de la Death Valley sont déjà dans le rétro !
Je peux pas m'empêcher de mettre une nouvelle photo de nous avec notre voiture de competition.
Seulement, c'est fatiguant de conduire... En fait, pas tant que ca : il suffit de mettre le régulateur de vitesse, de tenir le volant tout droit, et on peut tenir sans rien faire d'autres pendant 50 miles sans même croiser une voiture...
Une petite photo de nous 4 à Gran Canyon! On est au milieu d'une randonnée, c'est assez pentu et le problème c'est que la montée est au retour!!!
Des cailloux!!! On dirait presque la Bretagne!!! Ah non! Il fait beau! C'est Yosemite Park bien sur!
Los Angeles: Mickey Mouse et moi!! Il a l'air d'être heureux en ma compagnie... et inversement proportionnel ou égal!
Si si, j'ai bien vu Mickey Mouse à Los Angeles! La preuve: une photo de moi avec le fameux signe "Hollywood". Pour que cette photo et ce post servent à quelque chose : petite lecon d'histoire! Vous ne me croyez pas? La preuve en image!

mercredi 17 septembre 2008
I licked the Liberty Bell
La folie des écrans (Première Partie)
La salle est impressionnante. Des appareils de muscu, des tapis de jogging, des vélos d’appartement et d’autres machines bien plus complexes qui me laissent perplexe.
Après quelques secondes d’hésitation, j’opte pour le tapis de course. Je choisis mon programme : 20 minutes, 6 miles par heure avec un peu de dénivelé. Je commence à courir et je regarde droit devant moi : je m’aperçois que mon tapis de jogging est équipé d’une télé !!!
Super la zapette ! Je commence par CNN. Non seulement je fais du sport, mais en plus je me cultive, Monsieur ! Très vite lassant, je change rapidement de chaine : un film à l’eau de rose ? Non ! De la pub ? Non ! Assurance Tous Risques ? Pourquoi pas ? Finalement, non ! Boule et Bill en Version Francaise ? OUI ! Je n’en reviens pas ! Même aux USA, j’arrive à regarder les cartoons de mon enfance !

Aujourd’hui, Bill (le chien !) doit faire face à une épreuve insurmontable ! Il a le hoquet et ne trouve pas le moyen de s’en séparer ! Ses amis font leur possible pour le sortir de cette situation insoutenable… La folle aventure se termine dix minutes plus tard et l’émission qui suit est Kangoo Junior. Vous ne vous souvenez pas ? Si, si, rappelez vous ! Ce sont les kangourous qui font du basket ! J’ai à peine le temps de commencer l’émission que mon tapis de course ralentit puis s’arrête. Ca y est ! J’ai couru 20 minutes ! J’ai fait mon sport !
Moi qui voulait me changer les idées et m’éloigner un peu de mon écran de télé, de mon écran de portable, de mon écran de téléphone, j’ai été pris au piège par l’écran du tapis de course ! Zut et rezut !!!
dimanche 14 septembre 2008
Unique!
vendredi 12 septembre 2008
Quelques photos
Ce post est pour vous!!!

Les lunettes "Magic Mushroom" dans le quartier chinois de San Francisco.
Une photo de carte postale à Yosemite Park!!! Incroyable!

La Vallée de La Mort. Maintenant je comprend pourquoi elle s'appelle comme ca! 20 mètres à pied suffisent à vous déshydrater complétement!

Premier bain dans le Pacifique à Los Angeles... Au moment du coucher de soleil! Juste magique!!!
Ah le fameux Johnny Rocket! Un incontournable pour tous les amoureux du hamburgers bien gras!!!
Une soirée comme les autres… (ou pas !)
Alors que je pensais m’endormir pendant sa conférence, j’ai eu l’agréable surprise de voir que son discours était très intéressant bien que très idéaliste.
Deux heures de conférences plus tard, nous sommes sur le chemin du retour lors qu’un de nos amis français nous hèlent depuis la salle de conférence. « Vous avez oublié le buffet ? » Eh oui, il faut reprendre les bonnes habitudes d’Audencia. Nous avions toujours droit à notre buffet après chaque conférence… pourquoi on y aurait pas droit aux States ? Ce serait pas juste !!!
Nous nous rapprochons du buffet et c’est avec beaucoup de plaisir que nous constatons que le vin blanc (et rouge) coule à flot, que les boulettes de viandes sont là pour nous remplir l’estomac. Il est 18h30 mais ce n’est pas grave. Il fait faim ! Il y a aussi du bon fromage de chez nous ! Ca fait du bien ! Vive la France !
Après avoir dégusté quelques spécialités locales (même si le vin venait plus probablement du chili que du bordelais), nous nous dirigeons vers la station de métro.
Et puis zut ! Nous continuons la conférence au « The Front Page », un bar branché !
Ce bar est bien connu de tous les étudiants pour la bonne raison que la bière est à 2 dollars, les 3 tacos à 1 dollar !
Nous arrivons à 19h30, et il ne reste plus de tacos, mais il y a toujours de la bière. Nous profitons de la soirée…... Il est 20h30 quand nous décidons de nous rendre au Baja Mexican Grill, histoire de se remplir le ventre avec autre chose que des produits issus français. Le Baja Mexican Grill n’est pas très loin du « Front Page ». C’est juste le building d’à côté !
Après le repas, nous retournons au « Front Page », (bah oui c’est juste à côté !) et nous continuons la soirée…..

Nous prenons des photos plus ou moins débiles et il commence à se faire tard : 22h30. La soirée a commencé tôt donc pas de commentaires quand je dis que 22h30, c’est tard !
Il est 23h quand nous rentrons sur le campus ! Je n’ai pas envi de rentrer dans ma chambre tout de suite, il fait chaud dehors. Je crois une Allemande de mon cours. Je ne la connais pas encore bien et nous faisons donc plus ample connaissance… Elle me présente à un de ses amis allemands et je m’entraine à parler dans la langue de Goethe. Il est minuit quand d’autres amis français rentrent d’un concert. Ils ont apprécié me disent-ils ! Au moment où je me dis qu’il serait peut-être l’heure d’aller au lit, je croise une amie sud coréenne. Je lui bafouille deux ou trois mots en coréen, histoire de lui montrer que j’ai bien retenu les leçons de la dernière fois quand on avait déjeuné ensemble à la cantine. Je suis content de discuter avec elle… Elle est toujours tout sourire !
Il commence à se faire sérieusement tard, et je m’en vais me coucher… En fait, non !!!! Je vais écrire un petit article sur mon blog et sur la soirée que je viens de passer. J’ai dit que je ne raconterai pas ma vie, mais tant pis, une fois n’est pas coutume ! Je m’en vais dans le « lounge » (la salle commune de l’étage) pour ne pas déranger mon colloc qui dort du sommeil du Juste. J’y fais une petite partie d’échec en ligne avec quelqu’un qui est certainement à l’autre bout du monde. Je gagne la partie. J’ai de la chance aujourd’hui… Alors que je commence à écrire mon article, deux américaines de mon étage me rejoignent dans le « lounge ». Au cœur de leur discussion, le stage qu’elles ont commencé aujourd’hui ! Leur journée a l’air d’avoir été difficile. Je ne pose pas plus de questions.
Bon l’article me semble assez long pour être publié sur le blog. Le seul problème est qu’il me semble manquer de contenu mais bon, au pire, vous ne le lirez peut-être pas jusqu’au bout… Au final, ce n’était qu’une soirée comme les autres… ou pas !
jeudi 11 septembre 2008
Between News and Entertainment
Rachida Dati pregnant! “Not only will the pregnancy of the minister not provoke political scandal, but it is likely to boost her popularity,” writes Anna Lietti in her article “Le choc des civilisations ; Candide” that appeared in the September 8th, 2008 issue of the Swiss newspaper “Le Temps”.Should it provoke a political scandal? I don’t think so. Indeed, I consider this as entertainment: it is quite funny that we still don’t know who the father of the baby is, but it is not going to change my mind about the policies she is pursuing. The fact that she is pregnant is not relevant to me, because she does not have to be judged on the weight of the baby when he’ll be born. Dati deserves a private life as long as it does not affect her judgment. Another example is Monica Lewinsky’s scandal. Of course, Bill Clinton had an inappropriate behaviour with Lewinsky but I believe this had no impact on his policies.
The case of Sarah Palin is somewhat different. There are two main reasons that I think Palin’s private life has to be carefully vetted.
The first one is that, before being picked up by John McCain, nobody knew who she was. Consequently, that it is expected that people would be interested in what her past was and in what her present is because it is up to us to determine what her future will be. “By choosing a running mate unknown to most of the nation, and doing so just before the Republican National Convention, John McCain made it inevitable that there would be a frantic media vetting”, writes Clark Hoyt in his article titled “The Scrutiny of Sarah Palin” that was published in the September 6th, 2008 issue of the New York Times.
The second reason is that Palin pointed out that she was a “hockey mom” at the GOP convention. “I was just your average hockey mom and signed up for the PTA,” said Palin during her introduction speech at the GOP convention on September 3rd. “I love those hockey moms. You know what they say the difference is between a hockey mom and a pit bull? Lipstick.”
With that said, this is the job of journalists to check the information and to try to dig out the truth. Without publishing every detail of her private life, it is the duty of journalists to provide information to help people create their own opinion on Palin’s character.
For example, the fact that her 17-year-old daughter is pregnant is definitively relevant. This is critical information because Palin is promoting abstinence and no sexual education in high school and she is a pro-life. I think that when you are sharing these values, you have to be a model, an example for all Americans. If Palin cannot pass her values onto her own family, how can she manage to pass her values onto every American?
On the contrary, her daughter’s pregnancy could serve as a good example to all American teenagers who are facing the same burdens as Bristol Palin.
To conclude, I believe that public people deserve private lives as long as it does not affect the judgment of these people. Thus, it is the duty of journalists to investigate and report, but it is also their duty to publish what is relevant and what is relevant only.
